Hypnose et anxiété : ce qui se passe vraiment dans mon cabinet à Mios
- Vanessa Marty
- 17 mars
- 3 min de lecture

C'est souvent la première chose qu'on me dit en séance.
"Je ne suis pas sûre d'y arriver… j'ai du mal à lâcher prise."
Et je comprends.
Quand on vit avec du stress ou de l'anxiété depuis longtemps, s'accrocher n'est plus une habitude c'est devenu une nécessité. Presque un réflexe de survie. Lâcher prise, ça sonne comme ouvrir les vannes d'un vase qui est déjà trop plein. Et si tout s'effondrait ?
Alors je vais vous dire quelque chose qui surprend souvent : en hypnose, on ne lâche pas prise. Pas au sens où vous l'entendez, en tout cas.
Le vase trop plein
Quand je reçois quelqu'un qui vit avec du stress ou de l'anxiété au quotidien, je lui parle souvent d'un vase. Un vase émotionnel qui se remplit au fil du temps: les tensions du travail, les inquiétudes, les nuits courtes, les choses qu'on ravale pour tenir. Petit à petit, il monte. Et à un moment, il est tellement plein qu'on passe son énergie à ne pas déborder.
S'accrocher devient alors un enjeu vital. On ne peut pas se permettre de relâcher parce qu'on a peur que tout lâche d'un coup. Peur de s'effondrer si on ouvre les vannes.
Ce que les gens ne savent pas, c'est que ce n'est pas le lâcher prise qui fait peur. C'est l'effondrement qu'ils imaginent derrière.
Ce que l'hypnose demande vraiment
L'hypnose Ericksonienne ne vous demande pas de tout relâcher d'un coup. Elle ne vous demande pas de vous abandonner, de perdre le contrôle, de faire confiance les yeux fermés à quelqu'un que vous ne connaissez pas.
Ce qu'elle demande, c'est beaucoup plus simple : juste d'être là. De laisser votre corps s'installer dans le fauteuil. De laisser ma voix vous accompagner, sans forcer, sans performance.
Vous restez entièrement présent, entièrement vous-même. Votre mental continue de fonctionner. Vous pouvez ouvrir les yeux à tout moment. Rien ne vous échappe.
Ce qui change, c'est que le système nerveux accepte de souffler un peu. Pas de tout lâcher juste de desserrer légèrement ce qui comprime depuis trop longtemps.
Ce que j'observe en première séance
Quand quelqu'un arrive avec de l'anxiété, je remarque souvent la même chose : un corps qui surveille, une respiration un peu retenue, une façon de s'asseoir au bord du fauteuil comme si partir restait une option.
On commence toujours par parler. Pas de mise en condition immédiate, pas de protocole. Juste un espace pour poser ce qu'on porte, sans jugement, sans urgence. C'est souvent là que quelque chose se détend — avant même qu'on ait commencé quoi que ce soit.
Ensuite, l'induction hypnotique se fait doucement, à partir de ce que la personne m'a dit. Je n'applique pas une technique standard, j'adapte à ce qui est là, ce jour-là, pour cette personne-là.
Et très souvent, les personnes qui étaient convaincues de ne pas "réussir" à entrer en hypnose sont celles qui y vont le plus naturellement. Parce que leur système nerveux, épuisé de tenir, n'attendait que la permission de souffler.
Pourquoi l'hypnose est particulièrement adaptée à l'anxiété
L'anxiété vit en grande partie dans l'inconscient, dans des schémas automatiques, des réflexes de protection, des associations qui se sont installées sans qu'on les ait choisies. La pensée consciente, aussi volontaire soit-elle, n'y a pas toujours accès.
C'est là que l'hypnose Ericksonienne fait la différence. En travaillant directement avec l'inconscient, elle peut aller là où la volonté seule ne suffit pas. Elle ne cherche pas à supprimer l'anxiété, elle cherche à comprendre ce qu'elle protège, et à trouver d'autres façons de répondre à ce besoin.
Associée à la thérapie systémique brève, on peut également travailler sur les mécanismes qui maintiennent l'anxiété en place: les tentatives de contrôle, les évitements, les cercles de pensées qui tournent. Parfois, de petits changements stratégiques suffisent à faire s'effondrer des schémas installés depuis des années.
Ce vase n'a pas besoin d'être renversé
Ce vase trop plein dont je vous parlais n'a pas besoin d'être renversé. Il a besoin qu'on lui fasse de la place, doucement, à votre rythme.
C'est exactement ce que je propose dans mon cabinet à Mios, sur le Bassin d'Arcachon : un espace où vous n'avez pas à performer, pas à "bien faire" l'hypnose, pas à avoir les bons mots pour décrire ce que vous ressentez. Juste à être là, avec ce que vous portez.
Si vous vous reconnaissez dans ces mots, si vous avez envie de consulter mais que l'idée de lâcher prise vous retient, sachez que c'est précisément pour les personnes comme vous que ce travail est fait.
Vanessa Marty, thérapeute à Mios.



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